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Passe Muraille n°60 – semaine du 27 avril

Passe Muraille n°60 – semaine du 27 avril

Editorial

Une semaine calme dans l’actualité chinoise. La vie reprend son cours à mesure que le gouvernement consolide ses gains dans la lutte contre l’épidémie de COVID-19. Signe sûr : les dates des fameuses “deux sessions” (convocations des deux assemblées chinoises en session plénières) ont été annoncées pour les 21 et 22 mai. L’économie et en particulier la stabilité de l’emploi devient la préoccupation majeure du gouvernement.

Nous remercions Quentin Genaille, qui rédige la partie “relations sino-européennes” et Clémence de Gail pour la relecture.

Bonne lecture,

Pierre, directeur d’EastIsRed, rédacteur du Passe Muraille

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Affaires intérieures

L'essentiel

Situation intérieure

La réunion du comité permanent du Politburo du 29 avril a porté sur l’analyse de la situation de l’épidémie de COVID-19 en Chine et à l’étranger, sur le déploiement des mesures de normalisation de la prévention sanitaire, ainsi que sur des mesures de soutien à l’économie du Hubei, province la plus durement touchée par l’épidémie. En ce qui concerne la situation sanitaire et l’épidémie de COVID-19 sur le territoire chinois, Xi Jinping a déclaré que des résultats stratégiques ont été obtenus (重大战略成果), y compris à Wuhan. Toutefois, il a souligné que les mesures de prévention ne devaient être relâchées sous aucun prétexte pour prévenir tout nouveau foyer au sein du pays. Le risque émanant des « cas importés » (c’est-à-dire les personnes contaminées revenant de l’étranger) doit faire l’objet d’une attention particulière.

Dans le Heilongjiang, province du Nord-Est qui connaît actuellement une recrudescence de cas de COVID-19, le président chinois a demandé que les autorités prennent les mesures nécessaires pour assurer le bon traitement des malades et pour « rattraper les erreurs » commises dans la prévention. Sur ce point, plusieurs petites informations nous sont parvenues cette semaine. Le 1er mai, le groupe de prévention contre le COVID-19 du Conseil des Affaires de l’Etat publie une notice intitulée “notice sur la situation relative aux foyers épidémiques du Heilongjiang” (关于黑龙江省新冠肺炎聚集性疫情有关情况的通报). Selon cette notice, sur les 131 nouveaux cas identifiés dans le pays fin avril, 60% venaient du Heilongjiang. En particulier, dans la province, les principaux problèmes qui ont permis la prolifération du virus sont : le manque de préparation et d’implication dans la prévention de l’épidémie (对疫情防控形势认识不足), la faiblesses des mesures de préventions avant l’arrivée à l’hôpital (院前防控措施存在薄弱环节), des tests qui n’ont pas été conduit à temps (核酸检测工作未能按要求及时开展) et des mesures de protection dans les hôpitaux trop faibles (院内感染防控措施落实不力). La situation reste préoccupante, puisque les autorités ont décidé de fermer temporairement les restaurants (Cankao Xiaoxi) à partir du 2 mai.

En ce qui concerne le soutien à l’économie, le Hubei et la ville de Wuhan doivent faire l’objet de mesures particulières. Ces mesures pourront prendre la forme de réduction de taxes, d’émission d’obligations spéciales destinées au refinancement du gouvernement provincial et des entreprises, ou encore d’investissements. Dans le reste du pays, une attention particulière doit être apportée à la stabilité de l’emploi et au soutien aux entreprises, en particulier dans le domaine de l’automobile, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, des nouveaux matériaux et des technologies biomédicales. L’agriculture doit également faire l’objet de mesures de soutien, en particulier pour garantir la bonne tenue des semis de printemps et la stabilité de la production.

Brèves

De la gestion des contenus sur internets

L’administration du cyberespace chinois (CAC, en anglais) a publié le 2 mai les chiffres des signalement en ligne au mois d’avril. Le terme employé (jubao – 举报) peut aussi renvoyer à des dénonciations, mais ici il s’agit bien des signalements des contenus “illégaux” ou “dangereux” en ligne (违法和不良信息 – toute information ou vidéo à caractère pornographique, violent et bien sûr politiquement interdit). Ainsi, au mois d’avril 2020, la CAC a enregistré près de 14 millions de signalements soit près de 20% de plus qu’en avril 2019. La majorité de ces signalements viennent de Weibo, avec près de 7 millions de signalements sur la plateforme de micro-blogging.

Des nouvelles de Xi Jinping

Ci-après quelques petites brèves sur Xi Jinping qui ne rentrent pas dans l’essentiel. Lors de sa dernière inspection au Shaanxi, Xi Jinping s’est exprimé en “off”, sans discours préparé à l’avance. Une petite vidéo circule sur Youtube dans lequel on le voit dégourdi et plutôt à l’aise, contrairement aux rumeurs qui le dise souffrant ou fatigué. Par ailleurs, son discours est construit et plutôt terre à terre, n’employant pas trop de jargon politique.

A l’approche du 4 mai (fête “nationale” dédiée à la jeunesse et journée de commémoration du mouvement du 4 mai 1919), Xi Jinping a écrit une lettre à destination de la jeunesse. La lettre, écrite dans des termes politiques standards, remercie les étudiants pour leurs contributions dans la lutte contre le coronavirus et les enjoint à se battre pour l’esprit du 4 mai, pour leurs idéaux et pour la Chine.

Economie

L'essentiel

Stabilité économique (suite)

La semaine dernière, nous revenions sur la question des chiffres du chômage. Dimanche 26 avril, l’entreprise Zhongtai Securities (中泰证券) publiait un rapport sur le taux de chômage réel en mars 2020 en Chine. Ce rapport, disponible sur le site Sina avançait que “70 millions de personnes pourraient avoir perdu leur emploi en raison des retombées économiques de la pandémie de coronavirus, ce qui se traduirait par un taux de chômage réel d’environ 20,5%.” Le rapport a visiblement touché une corde sensible, puisque Zhongtai a fini par le retirer. Dans le même temps, Li Xunlei (李迅雷) l’économiste alors directeur du centre de recherche qui a rédigé le rapport, a quitté son poste de directeur mais reste “économiste en chef de l’entreprise”, selon Caixin. Cette information a donné lieu à des spéculations quant à la raison pour laquelle Li Xunlei a quitté son poste de directeur. Selon certains, il s’agit d’une “punition” due à la publication du rapport. Pour d’autre, ce n’est pas le cas. Li Xunlei a par ailleurs démenti avoir été convoqué par la police pour “boire le thé” (formule employée pour décrire les sermons donnés par la police aux personnes qui publient des informations trop négatives). Le retrait du rapport montre néanmoins que le sujet est politiquement sensible.

Alors que le chômage préoccupe les autorités, le vice-directeur du Tencent Research Institute publie un article et une étude consacrée à l’impact des technologies numériques sur près de 1600 entreprises. Les rédacteurs mettent l’accent sur le rôle des nouvelles technologies dans la reprise de l’activité et par conséquent dans la sauvegarde de l’emploi. L’étude réalisée miavril offre quelques statistiques intéressantes qui illustrent nos précédents Passe Muraille : les principaux problèmes rencontrés par les entreprises : 60% des entreprises ont des problèmes de trésorerie, 42% souffrent de l’insuffisance de la demande, et enfin 30% sont impactées par la fermeture de leur principal lieux de travail. Sans surprise, les entreprises les plus “numérisées” sont les moins impactées par la crise et ont pu rapidement s’adapter au télétravail. Logiquement, les entreprises interrogées expliquent vouloir, dans la mesure de leur revenus, maintenir ou augmenter les investissements. Les technologies les plus attendues sont l’Internet des Objets, le Cloud, et la 5G cités respectivement par 35.1%、28.3% et 27% des entreprises. Les deux derniers points de l’étude sont également intéressants. Selon les entreprises interrogées, les principales barrières à la numérisation sont le manque de fonds, mais aussi le manque de talent et tout simplement le manque de business modèle solide. Enfin, le dernier enseignement révèle que 80% des petites et micro-entreprises n’ont pas accès aux mesures d’aide mises en place par les autorités, la plupart ne connaissant pas les démarches à entreprendre pour en bénéficier.

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Industries et Technologies

L'essentiel

Monnaies virtuelles et renminbi numérique

Il y a deux semaines, nous parlions des essais prévus du Renminbi numérique à Shenzhen. A ce titre, la création de cette monnaie numérique donne du grain à moudre aux observateurs. Selon Xu Yuan (徐远), professeur assistant du centre de recherche pour le développement à l’Université de Pékin et chercheur émérite au centre d’étude de la finance digitale, cette monnaie a deux caractéristiques. La première, c’est qu’elle doit être sécurisée, comme sont sécurisés les billets de banque pour éviter la contrefaçon. La seconde, c’est qu’en tant que monnaie électronique, elle est “traçable” en temps réel. Chaque transaction effectuée avec la monnaie numérique peut donc être suivie, pouvant permettre de vérifier l’identité des utilisateurs. Pour utiliser cette monnaie, il suffira de télécharger une application et de convertir une partie de son argent en monnaie numérique, sur la base d’un ratio de 1:1. L’application, contrairement à Alipay ou WeChat pay, pourra fonctionner hors ligne.

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Le professeur explique que cette monnaie, au début de sa mise en circulation, se comportera comme du “cash” normal. En revanche, à terme, il n’exclut pas une potentielle évolution à la manière du Yu’e bao (余额宝). Yu’e Bao est une solution de gestion de fond développée par Alipay.  En plaçant de l’argent sur Yu’e bao, l’utilisateur perçoit desintérêts journaliers, très faibles cependant. Pour assurer la promotion et l’utilisation de la monnaie, plusieurs pistes sont à l’étude. Lors de tests, des agences gouvernementales ont décidé de payer une partie des salaires grâce à la monnaie numérique et ainsi en forcer l’usage. Par ailleurs, la monnaie sera d’abord échangée entre la banque centrale et les banques commerciales (d’Etat). Les banques sont libres dans les choix technologiques qui accompagneront le déploiement de la monnaie, d’après Xu Yuan. Par conséquent, selon le professeur, celles qui réussissent à convertir le plus grand nombre d’usager bénéficieront des meilleures informations sur leurs dépenses et par conséquent bénéficieront d’avantages compétitifs pour la suite.

Brèves

Tesla casse les prix

Le 30 avril, Caixin rapportait que Tesla, qui s’apprête à baisser les prix de sa Modèle 3, allait descendre sous la barre des 300.000 CNY (environ 38.000€). Ce choix, qui doit probablement inquiéter les concurrents de Tesla, est fait pour une raison simple : les véhicules vendus moins de 300.000 CNY sont éligibles aux subventions gouvernementales (voir les mesures de soutien à l’achat des véhicules fonctionnant aux “énergies nouvelles” (关于完善新能源汽车推广应用财政补贴政策的通知). La Tesla Modèle 3 était jusqu’ici vendue à 320.000 CNY (un peu moins de 41.000€). La décision de Tesla, qui occupe le haut de gamme de l’électrique en Chine, va contraindre les autres producteurs à baisser leurs prix. Or, plusieurs concurrents domestiques proposent des véhicules à plus de 200.000 RMB après subvention : BYD, SAIC ROEWE, GAC NE ou encore la startup Xiaopeng Auto (小鹏汽车). Dans un marché automobile déprimé, sous perfusion de subvention, cette guerre des prix pourrait mettre en danger certaines entreprises.

Lancement prochain d’une fusée Longue Marche-5

Le centre spatial de Wenchang 文昌 à Hainan est en ébullition. La circulation dans la ville qui abrite le centre sera restreinte le 5 mai, date de lancement prévue de la nouvelle fusée Longue Marche 5B. Ce sera le deuxième tir de Longue Marche 5 en quelques mois, après lancement réussi fin décembre. Cette mission est d’une importance cruciale, puisqu’elle permettra de tester la capacité de la fusée à atteindre l’orbite avec près de 20 tonnes de charge : le prototype du futur vaisseau pour des mission habitées ainsi que 10 tonnes de carburant. Cette charge représentant approximativement le poids nécessaire pour un module spatial de la futur station orbitale Tianhe.

Affaires extérieures

L'essentiel

Chine - Europe

Par Quentin Genaille

Les affaires étrangères chinoises poursuivent leur habituel ballet d’appels téléphoniques bilatéraux, cette semaine avec la Grèce, le Royaume-Uni et l’Autriche notamment. Alors que les relations entre la République tchèque et la Chine oscillent entre scandales et soutiens, Xi Jinping a réaffirmé sa contribution scientifique et matérielle à son “ami” tchèque. Côté néerlandais, les relations s’enveniment suite au changement de nom de la représentation diplomatique des Pays-Bas à Taiwan. Le Global Times rapporte que certains internautes appellent au boycott des produits néerlandais et que le gouvernement chinois menace de suspendre son assistance médicale.

Au niveau européen, le rapport sur la désinformation publié la semaine dernière continue de faire des vagues. Accusé d’avoir minimisé le rôle du gouvernement chinois dans la diffusion de fake news suite aux pressions répétées de ce dernier, le Service d’action extérieure européen a envoyé jeudi son représentant, Josep Borrell, au Parlement, afin de répondre aux questions des députés. S’il concède que la diplomatie chinoise a bien essayé d’avancer son agenda, il réfute avoir cédé à celle-ci et affirme que les forces en jeu entrent dans le cadre normal des relations diplomatiques. La grogne était également alimentée par l’omission, dans le rapport public, du différend entre l’ambassade de Chine en France, qualifié par Borrell de provocation plus que de désinformation. Dimanche dernier, l’ambassade a de nouveau publié un article visant à critiquer les politiciens occidentaux, accusés de se dédouaner en pointant la Chine du doigt, et à souligner la perte de foi dans la démocratie en Europe, réaffirmée en fin de semaine par l’ambassadeur lui-même. Pendant ce temps, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est entretenue avec le Premier ministre Li Keqiang lors d’un échange téléphonique très positif selon Xinhua.

Un rapport de l’Ifri souligne par ailleurs la présence de plus en plus marquée de la Chine dans les espaces médiatiques occidentaux. Celle-ci se caractérise par une approche différente selon les pays, allant du charme à la provocation. La publication souligne aussi que les échanges commerciaux de matériel médical de la Chine vers l’Europe sont bien supérieurs à l’aide humanitaire. Finalement, l’institut assure que la Chine, si elle génère des divergences en Europe, est également un facteur d’unité, comme l’a montré la question de la 5G par exemple.

On observe que la Chine, outre sa mobilisation des réseaux sociaux occidentaux et sa tendance à qualifier la majorité de ses nouvelles contaminations d’ “importées”, entretient avec ferveur le bilatéralisme sélectif dans ce contexte de crise et de divergences internes en Europe. Toutes ces démarches contredisent toujours plus bruyamment son rôle de promotrice du multilatéralisme et semblent amenuiser, dans certains esprits, les efforts de reconstruction de son image après un début de crise très difficile.

Brèves

Yan Xuetong dans Caixin

L’un des meilleurs spécialistes chinois des Etats-Unis, Yan Xuetong, livre une longue interview à Caixin. Yan Xuetong (阎学通) est directeur du centre de recherche de Tsinghua sur les relations internationales et secrétaire général du World Peace Forum. Pour les lecteurs qui voudraient l’interview en entier, suivez ce lien. Parmi les points importants, notons tout d’abord que Yan Xuetong ne pense pas que l’après COVID sera fondamentalement différent de l’avant. En effet, les principaux facteurs à l’oeuvre depuis les années 2000 (rejet de la mondialisation, érosion du pouvoir d’attraction du libéralisme, résurgences de “pôles”) seront probablement renforcés. Il passe en revue les évolutions probables des enjeux internationaux, le renforcement des rivalités et de la compétition avec les Etats-Unis, etc. Sur l’UE, un paragraphe très clair (traduction non littérale) : “Il ne devrait pas y avoir (pour la Chine) de politique “vers l’UE”. L’UE n’est qu’un paravent pour différents États : ceux qui veulent coopérer avec la Chine disent qu’ils ne sont pas soumis à Bruxelles, ceux qui veulent confronter [la Chine] appellent à une stratégie commune. La Chine doit se focaliser sur les relations bilatérales.”

Yan Xuetong livre également des critiques à peine voilées de la diplomatie chinoise. Quelques morceaux choisis, qui ne manqueront pas d’évoquer des événements récents au lecteur du Passe Muraille : “la diplomatie est le comportement des Etats, pas un comportement individuel […] les diplomates ne peuvent donc pas se représenter ‘eux-mêmes’ [et dire] “c’est mon opinion personnelle” car cela sera interprété comme la position du pays” (une référence au ‘Wolf Warrior’ Zhao Lijian ? – voir Passe Muraille n°54 et l’article de Noé Hirsch). Par ailleurs, “le seul objectif est d’avancer les intérêts de l’Etat et le seul test de la diplomatie est celui des résultats accomplis”. Enfin “les diplomates doivent être capables de persuader et être justement “diplomates”. Yan Xuetong sous-entendrait-il que ce n’est pas forcément le cas aujourd’hui en Chine ? Au sujet du “déficit de confiance” (terme que le professeur Yan réfute), avec les opinions publiques occidentales, il explique que ceci est en partie dû à la communication maladroite de la Chine. Enfin, il termine l’interview en répondant à une question sur les “leçons de l’histoire”. Au sujet de la Chine, une phrase simple : “si nous avions appris les leçons du SRAS”, il n’y aurait pas eu de COVID-19.

Affaires militaires

L'essentiel

Lutte contre le COVID-19

L’Armée populaire de libération (APL) a été très active dans la lutte contre le COVID-19. Sur le plan intérieur, plusieurs dizaines de milliers d’hommes ont été déployés pour venir en soutien aux équipes médicales du Hubei ou encore aider à la construction d’hôpitaux temporaires. A l’international, l’APL a également multiplié les actions. Au cours des dernières semaines, les forces armées chinoises ont participé à la livraison de matériel médical ou encore au partage d’expérience. Parmi les actions menées ces derniers mois, nous avons relevé des livraisons de matériels médicaux au Liban, au Pakistan, Laos, Birmanie (la Chine a également fourni une aide pour mettre en place un laboratoire médical), au Vietnam ainsi qu’à l’Iran). Des équipes de médecins militaires ont été envoyées en Birmanie, au Laos et au Pakistan, selon le ministère de la défense. En outre, l’APL a également organisé plusieurs visioconférences visant à partager son expérience en matière de lutte contre le virus. Ce fut notamment le cas avec la Russie, le Pakistan ou encore Singapour.

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