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Passe Muraille n°62 – semaine du 11 mai

Passe Muraille n°62 – semaine du 11 mai

Editorial

Pas de commentaires pertinents cette semaine. Nous remercions Quentin Genaille, qui rédige la partie “relations sino-européennes” et Clémence de Gail pour la relecture.

Bonne lecture,

Pierre, directeur d’EastIsRed, rédacteur du Passe Muraille

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Affaires intérieures

L'essentiel

Xi Jinping au Shanxi

Après une inspection dans le Shaanxi il y a deux semaines, Xi Jinping s’est rendu dans le Shanxi, alors que les fameuses “deux sessions” s’ouvriront dans dix jours. La visite a duré du 11 au 12 mai et s’est focalisée sur la lutte contre la pauvreté et la protection de l’environnement, deux pans essentiels du programme politique du président Xi. Comme toujours lors de telles inspections, la “campagne” de propagande qui accompagne ces déplacements a toujours quelques temps de décalage. Ainsi, le 11 mai, les articles comprennent principalement des photos du président parlant au peuple, puis le 12 en visite à Taiyuan, capitale provinciale – nous ne résistons pas à l’envie de partager ces photos. Ainsi, le vrai compte rendu de sa visite est programmé pour le journal télévisé du 12 mai. En bref, le président s’est d’abord rendu dans les environs de Datong, ville connue pour les grottes de Yungang (qu’il a visitées le 11 au soir), son bouddha géant, son charbon et son (ancien) maire qui avait fait l’objet d’un documentaire BBC. Le président Xi s’y est cette fois rendu étudier les plantations de fleurs qui ont permis à de nombreuses familles pauvres d’améliorer leurs conditions de vies. Il en a profité pour visiter les nouveaux logements attribués aux familles pauvres.

Sur la partie écologique, il a d’une part insisté sur le “piège du charbon” lors de sa visite à Datong, expliquant que la ville avait payé un lourd tribut écologique mais aussi économique. Ainsi il a rappelé l’importance d’opérer cette transition économique du charbon vers d’autres secteurs. A Taiyuan, Xi Jinping a inspecté la rivière Fen (汾河) et a rappelé l’importance de protéger les montagnes et les lacs, et a demandé que “l’eau soit abondante,  la qualité de l’eau soit bonne et que les paysages soient beaux” (水量丰起来、水质好起来、风光美起来).

Sur le plan économique, le président a également visité une usine spécialisée dans l’aluminium,  en a profité pour rappeler l’importance de la montée en gamme de l’économie, et a insisté sur la reprise de la production de manière ordonnée pour ne pas compromettre la lutte contre l’épidémie.

Epidémie de COVID-19

Sur le plan de l’épidémie justement, la situation dans le Nord-Est est encore très floue et  suffisamment préoccupante pour qu’une équipe du groupe central chargé de la lutte contre l’épidémie se rende à Shulan, le 10 mai. Or, le 11 mai, cette même de Shulan qui abrite un foyer de contagion dans le Nord-Est, est passé en “état de siège”: les transports publics ont été suspendus et les pharmacies interdites de vendre des médicaments contre la fièvre (pour forcer les gens à aller à l’hôpital et donc se faire dépister). Le foyer de la ville a entraîné des contagions dans les villes voisines, notamment dans la ville de Jilin. Le 13 mai, Sun Chunlan, vice première ministre et cheffe du groupe dirigeant en charge de la lutte contre l’épidémie s’est elle-même rendue à Shulan pour coordonner les actions de la municipalité. Elle a visité les hôpitaux installés dans la ville et a demandé que les “problèmes” dans la gestion de l’épidémie soient résolus au plus vite. Le 15 mai, le maire de la ville de Shulan a été relevé de ses fonctions. Le même jour, il y avait 8000 personnes à l’isolement dans les deux provinces du Jilin et du Liaoning.

Le 11 mai, une notice évoquait la possibilité de tester l’ensemble de la population de Wuhan, sur une période de 10 jours. Chenchen Zhang, qui a suivi avec attention les informations en matière de test, relève que la réalité est comme souvent plus contrastée : certains quartiers ont commencé les tests d’autres noms, avec des échéances différentes, etc. L’idée d’un test massif a par ailleurs été critiquée sur les réseaux sociaux ou dans la presse. En cause, des doutes sur l’efficacité réelle de ces mesures, tandis que des citoyens y voient plus une campagne de communication. Le 15 mai, un peu plus de 110.000 personnes ont été testées.

Brèves

Réunions politiques

Les 14 et 15 mai, deux réunions politiques ont eu lieu à Pékin. Celle du 14 mai était une réunion du Comité permanent du bureau politique du PCC. La réunion a principalement porté sur les mesures économiques (voir dans la section correspondante ci-après) et sur les mesures de prévention de l’épidémie. Le texte officiel compte 4 paragraphes sur le COVID et 2 sur les mesures économiques, signe de la préoccupation constante des autorités qui, malgré les réussites, ne veulent pas baisser la garde. La réunion du 15 mai est une réunion du bureau politique complet du Parti communiste (et non le comité permanent). Cette réunion était consacré à l’étude du rapport sur le travail du gouvernement (政府工作报告) qui sera présenté à l’Assemblée nationale du peuple qui va se réunir dans les prochains jours.

Sexe et jeunesse

L’association chinoise du planning familial, le China Youth Network et l’université Tsinghua ont conduit une impressionnante enquête auprès de 50.000 jeunes étudiants (entre la première et la quatrième année de licence) pour mieux comprendre leurs attitudes et habitudes sexuelles. Les principaux résultats de l’enquête ont été repris sur Twitter par différents observateurs mais aussi par SixthTone qui a consacré à cette intéressante étude un article.

Economie

L'essentiel

Nouvelles mesures fiscales en vue ?

La réunion du Conseil des affaires de l’Etat hebdomadaire s’est tenue mercredi 13 mai, et a principalement porté sur deux sujets. Le premier est la préparation de la session annuelle de l’Assemblée Nationale du Peuple (ANP) qui se tiendra d’ici une semaine (début les 21 et 22 mai). Ici, c’est plutôt la deuxième partie du document qui nous intéresse, puisqu’il est question de se focaliser sur les “six stabilités” (六稳) et les “six garanties” (六保). Nous l’expliquions les semaines précédentes, le chômage est au centre des préoccupations gouvernementales . Si le taux réel n’est pas connu, il est certainement supérieur aux 5.9% annoncés par les autorités. Et comme la demande semble être durablement en baisse, le gouvernement semble prêt à renforcer son soutien à l’économie, notamment sur le plan fiscal. Vendredi, des observateurs du SCMP ont noté un article de Liu Kun, ministre des finances, qui appelle à un effort budgétaire conséquent. Cet article est un signal important alors que l’ANP devrait justement passer une loi contenant de nouvelles mesures de soutien. Certains observateur parlent d’un accroissement du déficit à près de 5% du PIB (un chiffre, comme d’habitude, à prendre avec des pincettes).  Ces mesures seront utilisées en combinaison.

Le 14 mai, le Comité permanent du bureau politique (Politburo) s’est également réuni à Pékin pour discuter lutte contre l’épidémie et économie, selon Xinhua. Nous ne reviendrons pas sur la lutte contre lépidémie, abordée plus haut. Le communiqué reprend les habituelles exhortations à soutenir l’activité et la production, mais aussi à mener des “réformes” qui permettraient de booster la consommation intérieure. En tout état de cause, la pression sur l’économie implique des mesures exceptionnelles. En sus des mesures fiscales, la Chine négocierait également des couloirs spéciaux pour permettre à des étrangers, en particulier des chefs d’entreprise, de retourner dans le pays avec plus de facilité.

Nous en avons souvent parlé, les PME sont très touchées par l’épidémie. Liu He s’est montré à leur chevet en présidant une réunion sur le soutien à ces entreprises. Les efforts visent d’une part à accroître la demande globale, en investissant dans des projets et en promouvant l’investissement privé. En parallèle, il s’agit d’accroître la demande des consommateurs. A cet égard, Caixin rapporte que les autorités (locales) ont déjà distribué pour trois milliards de dollars en “bons de consommation”. Une seconde stratégie consiste à accroître le soutien financier aux acteurs du marché. La politique globale devrait se concentrer sur l’orientation structurelle, améliorer le professionnalisme et faire “bon usage de divers outils politiques tels que les crédits, les garanties de financement, les prêts à la politique, les bonifications d’intérêts, le financement par cession de créances, le financement de la chaîne industrielle, etc.”

Brèves

Vers la fin des conveniences stores ?

Les “convenience stores” de Pékin vont-ils disparaître ? Ces magasins ouverts 24/7 sont en effet sur le déclin, ou du moins, certaines marques, en particuliers chinoises. Ainsi, l’entreprise Shanhai Lantu Ltd ((北京)山海蓝图商业有限公司) a annoncé qu’à partir du 20 mai, l’ensemble des magasins “All Time Convenience Stores” (全时便利店) seront fermés. Cette nouvelle intervient un an à peine après que l’entreprise ait investi trois cent millions de RMB pour reprendre le contrôle des magasins “All Time” à Pékin et dans d’autres villes. En cause, l’impact de l’épidémie bien sûr, mais aussi les coûts d’opérations élevés et une rentabilité faible. En effet, certains magasins sont d’abord déficitaires sur de longues périodes pour finalement équilibrer leurs recettes. Enfin, le e-commerce et la grande distribution opposent aux marques chinoises une concurrence rude, là où, comme le note Yi’ou, des marques japonaises ont su construire une ligne logistique peu coûteuse et capable de proposer de nombreux produits. L’excellent Renwu propose un touchant portrait des vies bouleversées par la fermeture de l’enseigne.

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Industries et Technologies

L'essentiel

Industrie des semiconducteurs

Yi’ou a consacré en début de semaine un long format sur SMIC (中芯国际) et son ambition de rattraper TSMC. Début mai, le directoire de SMIC a décidé de lister à nouveau la société sur les places boursières chinoises en mettant en vente des actions labellisée en RMB. Plus précisément, l’entreprise va mettre en vente environ 1.6 milliards d’actions, espérant par là lever 23,4 milliards de RMB, dont 40% seront réinvestis dans la production de microprocesseurs au standard SN+1. Le “standard” SN+1 est une dénomination interne de SMIC, qui ne correspond pas directement aux classes internationales. En effet, si le gain de performance pour les circuits intégrés de 7 nm est de 35% par rapport au 14 nm, le gain n’est que de 20% pour le SN+1. Si les investissements consentis sont importants, Yi’ou rappelle que TSMC a près de 3 générations d’avance en termes de production, puisque l’entreprise taïwanaise est en mesure de produire des composants de la catégorie de 5 nm là où SMIC ne peut produire en série que ceux de la catégorie des 14 nm. Néanmoins, l’entreprise chinoise reste le seul fabricant concurrent de TSMC à moyen terme (si on exclut les Intel et Samsung), et l’entreprise va certainement bénéficier du techno-nationalisme chinois. Par ricochet, toute la filière chinoise des circuits intégrés va pouvoir s’appuyer sur les capacités de production de SMIC pour développer et tester leurs produits.

Un autre article qui a attiré notre attention est celui de Leifeng sur la situation de Cambricon (寒武纪科技有限公司). En effet, l’entreprise a récemment publié un long rapport de 370 pages en vue d’une prochaine introduction au Shanghai Stock Exchange. La publication de ce rapport, extrêmement riche, permet de se faire une idée non seulement sur l’entreprise elle même mais plus largement sur l’état de la compétition dans la catégorie des “circuits intégrés dédiés à l’IA”. Le premier problème est celui de la définition de ce terme. On peut considérer qu’il s’agit de processeurs conçus et optimisés pour faire fonctionner des algorithmes ou applications recourant à l’intelligence artificielle. Cambricon est l’une des pépites chinoises de ce secteur, et selon le rapport, ses principaux concurrents sont NVIDIA, Intel, AMD, ARM et Huawei Hisilicon.

See Also

Huawei

Huawei va mettre fin à son service de cloud privé ? Une source aurait évoqué cette hypothèse cette semaine. Mais la réalité est un peu plus compliquée, précise un insider à AI Society. En réalité, il s’agira d’une reconfiguration de ses activités Cloud. Ren Zhengfei et d’autres cadres ont en effet jugé que la personnalisation du cloud (y compris offline) pour les clients n’était pas rentable et que “trop de personnalisation tuait l’innovation”. En effet, les “solutions ne sont alors pas réplicables” et les équipes R&D sont “menées par le nez” par le client qui peut décider de ce dont il a besoin. Ainsi, Huawei souhaite se rediriger vers le Cloud public et “hybride” – situation dans laquelle Huawei s’occuperait principalement d’activité de maintenance à distance ?

Si le Cloud est l’un des champs de bataille de Huawei, les systèmes de paiements en sont un autre, selon Yi’ou. Tout comme Apple et Samsung, Huawei a développé une application de paiement fonctionnant sur la technologie NFC. Mais aucune entreprise n’a réussi à briser le duopole de Tencent et Alibaba sur les moyens de paiement mobiles, en termes de  contenu. Selon l’auteure, la stratégie vise plutôt à élargir son écosystème d’application (Huawei est désormais coupé d’Android et cherche à pousser son HMS, Huawei Mobile Service). Cette stratégie est couplée à une volontée de pousser son avantage à l’étranger.

Huawei & semiconducteurs

L’information de la fin de la semaine concerne les nouvelles restrictions sur l’exportation de microprocesseurs mais aussi d’utilisation de propriété intellectuelle américaine par Huawei ou ses sociétés. Concrètement, les entreprises ne pourront vendre des composants ou des licences d’utilisations de propriété intellectuelle pour des entreprises qui revendront ces produits à Huawei ou à ses filiales (l’entreprise dans le viseur est ici HiSilicon). L’une des principales entreprise touchéeest le taïwanais TSMC, l’un des leaders mondiaux de la fabrication de semiconducteurs. La décision annoncée par le département du commerce américain le 15 mai intervient une dizaine d’heure après que l’entreprise taïwanaise ait annoncé l’ouverture d’une usine en Arizona. Tentative d’apaiser le régulateur américain ? Peut être, en tout cas, comme l’explique Doug Feller, l’usine aux Etats-Unis n’est pas si significative et annoncer la mort de Huawei est prématuré.

Brèves

Tesla se vend mal ?

36Kr se penche sur les déconvenues récentes de Tesla en Chine. L’entreprise d’Elon Musk qui a beaucoup courtisé les autorités chinoises avec notamment sa “super usine” de Shanghai et ses annonces répétées de vouloir localiser une plus grande partie de la production de composants en Chine. Si en termes de ventes, Tesla écrase ses concurrents : 16 600 unités de son Modèle 3 ont été écoulées au premier trimestre – et ce malgré le COVID!- soit près du double pour le Qin EV de BYD. Par contre, Tesla ne vend pas assez. Sa production de véhicule représente 3 fois ses ventes. En cause, plusieurs raisons : un mini scandale autour de certains composants qui auraient été “downgradés” sur le marché chinois ou encore une baisse des prix qui paradoxalement rebute certains consommateurs.

Vente en ligne de produits frais

Dingdong maicai (叮咚买菜) est une plateforme en ligne spécialisée dans la vente de produits frais. Créée par une société shanghaienne, la plateforme est l’objet de plusieurs rumeurs. En quelques mois, plusieurs articles dont certains publiés par Reuters annonçait que la plateforme avait reçu des investissements conséquents, informations à chaque fois démenties. Pour donner une idée du succès de la vente de produits frais en ligne, Dingdong a annoncé 1.2 milliards de yuans pour le seul mois de février. Si les ventes ont été certainement boostées par l’épidémie, c’est tout de même le double de ses ventes de décembre. Le principal concurrent de Dingdong est le géant Meituan, et les deux entreprises sont en ce moment lancées dans la conquête du marché pékinois. Un article disponible sur Jiemian.

Affaires extérieures

L'essentiel

Chine - Europe

Par Quentin Genaille

Xi Jinping a appelé le Premier ministre hongrois Viktor Orbán qui s’est illustré cette semaine comme un allié idéologique en prenant position contre Taiwan et réaffirmant son soutien au principe “d’une seule Chine”. Lors d’une vidéoconférence remplaçant le sommet 17+1 programmé cette année, le vice-ministre des Affaires Étrangères chinois Qin Gang, en charge des PECO, s’est également entretenu avec 17 représentants de pays européens, et son ministre Wang Yi avec ses homologues estonien, bosnien, hongrois, en plus du ministre espagnol.

D’anciens fonctionnaires de la Commission européenne dénoncent publiquement “l’asymétrie” des relations internationales dans le triangle formé par l’UE, la Chine et les États-Unis. Ils mettent également en exergue les “injustices” perpétrées par la Chine, sur le plan économique, de par les restrictions d’accès à son marché et son interventionnisme outrancier, mais aussi sur les plans idéologique et systémique, devant l’incapacité de l’OMS à opérer et à se réformer. Cet appel à la “solidarité européenne” a d’autant plus d’écho que la diplomatie a récemment essuyé plusieurs revers et est de plus en plus scrutée et critiquée.

De leur côté, une centaine de députés européens a signé une lettre ouverte appelant à l’intégration de Taiwan à l’OMS. La Belgique, quant à elle, prend des mesures de contre-espionnage alors qu’elle révèle de nouveaux cas de collusion et d’espionnage industriel. Mais la révélation, par Le Monde, que l’ambassade de Malte à Bruxelles servirait de relais de surveillance chinois à son insu, n’a quant à elle pas provoqué de grande réaction chez le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

D’ailleurs, son intervention faiblarde dans le même journal montre bien que si les hautes instances saisissent les enjeux de la position de plus en plus structurante de la Chine sur la scène internationale – allant jusqu’à s’auto-qualifier de “naïfs” –, leur manque de fermeté et de leadership ne fait qu’accroître l’incompréhension et le déséquilibre qui caractérisent les relations UE-Chine. Côté chinois, on continue pourtant de s’imposer comme leaders du multilatéralisme et de la gouvernance mondiale en multipliant les plateformes et forums internationaux tout en critiquant (via les canaux accessibles en occident) l’establishment occidental actuel.

Affaires militaires

L'essentiel

Nominations et promotions

Il y a eu plusieurs promotions et transferts de personnels au cours des derniers mois. Caixin permet un suivi précis de ces réorganisations. Notez toutefois que les articles sont derrière un paywall. Commençons fin avril donc, avec une double réorganisation dans le Guangxi. L’ancien sous directeur du bureau en charge de la réforme et des ressources humaines de la Commission militaire centrale (CMC – 中央军委改革和编制办公室副), le major général He Renxue (何仁学少将) est devenu commandant des forces militaires du district du Guangxi. L’ancien commissaire politique de l’université de l’ingénierie de l’information (信息工程大学政委), le major général Ma Hui (马辉少将) est devenu commissaire politique de cette même région militaire. L’université nommé ci-dessus appartient à la force de soutien stratégique. Au Qinghai, Liu Geping (省军区司令员刘格平) remplace le major général Qu Xinyong (曲新勇少将) qui lui est transféré au Sichuan. Liu Geping serait un habitué des hauts plateaux et opérait précédemment au Xinjiang. Au Yunnan, l’ancien assistant du chef d’Etat major des forces terrestres (陆军参谋长助理) Lu Chuangang (鲁传刚少将) devient le commandant des forces militaires de la province (云南省军区司令员). Lu Chuangang a participé à des exercices militaires conjoints russo-chinois, a été chef de l’équipe de commandement des directions des exercices “Peace Mission – 2007” et “Peace Mission – 2009”, et a étudié à l’Académie militaire d’état-major général russe en 2008. Il est l’auteur d’un livre “Manuel sur les hautes technologies et la modernisation de la défense nationale (高技术与现代国防知识读本) publié en 1999. Dans le théâtre militaire central (Caixin),  le secrétaire du Comité d’inspection de la discipline des forces aériennes et directeur de la Commission de surveillance (空军纪委书记、监委主任) Wang Chengnan (王成男), est devenu le nouveau commissaire politique adjoint du théâtre militaire central et le commissaire politique des forces aériennes de ce même théâtre. Enfin, au Shanxi, le major général Sha Chengluo (沙成录少将), ancien commissaire politique de l’Université d’ingénierie naval (海军工程大学政委), a été nommé commissaire politique de la région militaire de la province du Shanxi (山西省军区政委)

Brèves

L'entraînement de l’APL qui intrigue

Une flopée d’articles publiés autour du 13 mai parlent d’exercices de la marine chinoise visant à reprendre les îles dongsha (ou ile pratas), appartenant à Taiwan et située au sud de l’île. Des articles en anglais se sont disputés le sujet, comme JapanTimes et bien sûr le Global Times qui s’est empressé de noter que ces exercices provoquent la “peur” à Taiwan. Un article similaire en mandarin publié par Ifeng, donne davantage de détails sur les préparations taïwanaise, invoquant bien sûr des déclarations qui soulignent la faiblesse de l’île. Sur WeChat et Weibo, de nombreux articles réfèrent à ces exercices mais difficile d’avoir des informations fiables.

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