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Projecteur n°1 – semaine du 18 mai

Projecteur n°1 – semaine du 18 mai

Projecteur sur Taiwan

Par Corentin Ludwig

“Projecteur sur Taiwan”, où le projecteur est une veille hebdomadaire réalisée par Corentin Ludwig, qui nous donne l’autorisation de publier son travail dans nos colonnes. Le “projecteur” est dédiée à l’actualité taïwanaise : tant les relations inter-détroit, l’économie que la politique intérieur. C’est donc avec plaisir que nous vous proposons cette revue de presse, et vous souhaitons une bonne lecture !

Relations internationales et deux rives

Sans surprise, Taïwan n’a pas été invité à l’Assemblée mondiale de la santé qui a eu lieu les 18 et 19 mai 2020. Les États-Unis ont diffusé sur le site du département de la Santé et des Services sociaux  un communiqué. Le pays s’insurge du refus d’intégrer Taïwan sur de l’assemblée et met en avant la coopération entre les deux pays en termes de recherche et de santé, ainsi que la réussite de Taïwan pour contenir la crise liée au coronavirus. (UDN / Communiqué américain) Le ministère des affaires étrangères japonais a quant à lui diffusé son livret bleu diplomatique annuel dans lequel il réitère son soutien à l’intégration de Taïwan en tant qu’État observateur. La porte-parole du ministère des affaires étrangères taïwanais, Joanne Ou (歐江安) s’est exprimée sur cette information en soulignant les rapports de plus en plus étroits avec le Japon. (UDN) Elle s’est aussi exprimée sur l’assemblée, remerciant les pays alliés à cette cause. Elle souligne aussi le danger chinois qui pèse sur l’Organisation mondiale de la santé, qu’elle étaye avec l’exemple de l’intervention de Xi Jinping en tant d’invité d’honneur, alors que bon nombre de pays accuse la Chine d’avoir une responsabilité dans la crise sanitaire actuelle. (CT)

Les tensions diplomatiques reparaissent une nouvelle fois : Pékin s’insurge de l’appel effectué par le Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, pour féliciter « la présidente taïwanaise » (UDN), ce qui serait une au principe d’une seule Chine. (CT) À Taïwan, le président du Kuomintang, Johnny Chiang, critique l’attitude du pouvoir, critiquant que Tsai n’ait pas parlé du consensus de 1992 – ce qui serait un danger pour les relations inter-détroit (UDN) – ainsi que son trop fort rapprochement avec les États-Unis. (CT / UDN) Le 20 mai, le ministre en charge du conseil des affaires continentales (大陸委員會), Chen Ming-tong (陳明通), a organisé une conférence de presse durant laquelle il est revenu sur le consensus de 1992 qui n’a pas été mentionné par la présidente Tsai et a déclaré qu’une « page de l’histoire était déjà tournée » (「歷史已經翻過一頁」) et qu’il fallait se concentrer sur la reconstruction du pays après la crise. (CT)

D’un point de vue militaire, deux îles et archipels ont été sujets à débat cette semaine : les îles Prata ou Dongsha ainsi que l’île de Itu Aba ou Taiping (太平島). Un média japonais a rapporté en début de semaine que l’armée de libération populaire projetait une opération de conquête des îles Dongsha (東沙島). Un ancien capitaine de vaisseau de la marine taïwanaise, Zhang Jing (張競), a commenté cette information dans un média Hong Kongais « Lite News » (輕新聞). Il la considère comme peu fiable, cela ressemblant seulement à des manœuvres et exercices militaires. (CT) Le Kuomintang a alors demandé au gouvernement d’aller sur ces îles pour déclarer à nouveau la souveraineté de la République de Chine sur ces îles : Han Kuo-yu l’a demandé pour les îles Dongsha (CT) alors que les parlementaires du Kuomintang l’ont exigé au Yuan législatif, bien que les députés du DPP leur ont rétorqué que cela ne pouvait se faire en fin de session parlementaire (la nouvelle commence fin du mois pour quatre ans). (CT)

L’annonce d’une loi de sécurité nationale relative à Hong Kong qui doit être examinée par l’Assemblée nationale populaire a été très discutée à Taïwan. Le porte-parole de la présidence taïwanaise a annoncé que cette nouvelle loi était une nouvelle atteinte à la liberté et à la démocratie à l’encontre de Hong Kong et que la présidence taïwanaise suivrait avec attention le sujet, tout en appelant les autorités de Pékin et Hong Kong a respecté leur promesse envers les Hongkongais en termes de démocratie et liberté. Il a aussi souligné aussi à quel point la démocratie à Taïwan était précieuse. (CT) Le parti démocrate progressiste a rappelé le passif de Pékin concernant Hong Kong (2003 et la volonté de faire passer l’article 23 rejeté par la population ainsi que la loi sur l’extradition de l’an dernier) et a déclaré qu’avec cette nouvelle loi, la Chine montre au monde que le principe de « Une Chine deux systèmes est bel et bien mort » (香港的「一國兩制」已死 ). (CT) Le Kuomintang a rappelé que Pékin avait promis que Hong Kong jouirait d’une grande autonomie (高度自治) et que ce serait les Hongkongais qui gèreraient Hong Kong (港人治港). Il appelle à y faire très attention et rappelle son soutient à la démocratie Hongkongaise et à la liberté. Le parti a aussi expliqué que la République de Chine était un pays souverain et que le principe d’ « un pays deux systèmes » ne pouvait être marchandé. (中華民國是主權獨立的國家,一國兩制在台灣沒有市場). L’inverse aurait des conséquence et sur le développement des rapports entre Hong Kong et la Chine communiste, et sur celui des deux-rives. (CT)

Intronisation de la présidente

La présidente Tsai Ing-wen entre dans son second mandat le 20 mai 2020. Avant son discours d’intronisation, beaucoup de scandales et débats ont eu lieu.

Le 17 mai 2020 au soir, le gouvernement a annoncé, à la surprise générale, avoir été hacké. Ce hack est à l’image des « wikileaks » un hack de données du gouvernement concernant notamment l’opposition entre Tsai Ing-wen et William Lai, quand cette dernière était au plus bas dans les sondages et certaines personnes de son parti souhaitait que William Lai soit candidat à la présidentielle. Le Kuomintang s’est insurgé de ce hack, accusant le gouvernement de ne pas être capable de protéger les données des citoyens et de ne pas prendre assez en compte la question sécuritaire, dont celles des secrets d’État. (UDN / CT) Enfin, le 20 mai, une tentative de phishing auprès des députés a été découvert. (UDN)

Les visages du nouveau gouvernement a été annoncé la veille de l’intronisation. Bien que l’on savait déjà le nom du premier ministre, Su Tseng-chang (蘇貞昌), qui l’a déjà été depuis 2019 après la démission de William Lai (賴淸德), les noms des ministres étaient encore inconnus. Peu de changements ont été opérés parmi les ministères les plus importants, ainsi que chez les conseillers du gouvernement. On peut noter que Kolas Yokata, initialement porte-parole du gouvernement, est devenue porte-parole de la présidence, une première pour une personne autochtone. (CT) Toutefois ce nouveau gouvernement a été pointé du doigt pour le nombre très réduit de femmes, jusqu’au rang de la majorité. En effet, 2,63 pourcents des membres du cabinet sont des femmes, ce qui va même à l’encontre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) dont Taïwan est pourtant signataire. (CT / UDN) La commission à l’égalité homme-femme du Yuan exécutif a fait valoir sa volonté de démission générale en protestation. (CT)

Les représentants importants du Kuomitang ont décliné l’invitation à l’intronisation, que ce soit Johnny Chiang, président du parti (CT / UDN), ou Ma Ying-jeou, ancien président de la République de Chine entre 2008 et 2016 (CT).

Avant son intronisation, la présidente Tsai Ing-wen s’est rendue à Taoyuan le 17 mai 2020 pour rendre hommage à Chung Chao-cheng (鍾肇政), écrivain hakka décédé le 16 mai 2020 à 95 ans. (UDN)

Le discours de Tsai Ing-wen a été prononcé le 20 mai et est disponible en chinois et en anglais sur CT en deux parties (CT1 / CT2), mais aussi sur Youtube. Elle a ouvert son discours par remercier tous ceux qui ont permis à Taïwan de combattre le coronavirus, puis sur la situation géopolitique. La seconde partie de son discours était axé sur l’économie et l’industrie, soulignant la réussite économique et la croissance de ces dernières années. Tsai Ing-wen a ensuite détaillé son programme en matière de santé, protection sociale, défense, action internationale,  rapports inter-détroit et renforcement de la démocratie. Dans sa vision du rapport avec Pékin, elle appelle à quatre principes : « paix, équité, démocratie et dialogue » (「和平、對等、民主、對話」) et n’a fait aucune mention du consensus de 1992. Sur la question de la démocratie, elle appelle à la création d’un comité de révision de la constitution au sein du Yuan législatif, défend un abaissement de l’âge d’obtention du droit de vote à 18 ans (il est aujourd’hui à 20 ans), annonce la mise en place en août d’un comité national des droits de l’homme au sein du Yuan de contrôle, et souhaite avancer sur les réformes de la justice, en proposant notamment l’intégration des assesseurs citoyens, dans le but de rapport les citoyens de la justice et d’augmenter la confiance en cette dernière.

Ce discours a été grandement commenté. Des intellectuels de Chine continentale ont fait part de leur doute concernant la révision de la Constitution, y voyant une projet caché d’indépendance. Le Vice-directeur de la Shanghai Institute of International Studies, Yan Anlin (嚴安林), souligne qu’il n’y a rien de nouveau, rien de surprenant, aucune avancée, aucune idée original dans ce discours, mais qu’il y a du mensonge en parlant de « République de Chine – Taïwan » et des dessins d’indépendance. (CT) Koo Kwang-ming (辜寬敏), membre du DPP, ouvertement indépendantiste et président de la Taiwan New Constitution Foundation (台灣制憲基金會) se félicite des déclarations de la présidente. (CT / UDN) Le Kuomintang critique l’omission du consensus de 1992, sans lequel il considère qu’il est impossible de discuter avec la Chine communiste (CT), et demande à Tsai Ing-wen de contenir les ardeurs des indépendantistes au sujet de la Constitution (CT). Ils ont aussi critiqué le manque de propositions envers la jeunesse (CT) ainsi que sur les droits des travailleurs. (CT) Ces critiques ont été résumées en cinq points par le département de la culture et la communication dans un communiqué : oubli des travailleurs, réduction du « trou des tissus sociaux », problème de la natalité et du vieillissement de la population, un retard dans la production d’énergie renouvelable et le manque de moyen pour atteindre l’égalité entre les sexes. (CT) À l’opposé de l’échiquier politique, le « bureau pour pour le pays Taïwan » (台灣國辦公室) a manifesté le 20 mai devant les bureaux du DPP pour exiger d’eux de s’opposer à Pékin et d’aller au bout en proclamant officiellement un nouveau pays : Taïwan. (CT) De même, le « Taiwan Statebuilding Party » (台灣基進黨), parti politique indépendantiste, a déclaré lors d’une conférence de presse de son président Chen Yi-chi (陳奕齊), et de son seule député Chen Po-wei (陳柏惟), qu’il fallait abandonner le statut quo car celui-ci sera une régression pour le pays. (UDN)

Enfin, à la suite de son discours, Tsai est allé au siège de son parti. Elle est redevenue Présidente du parti, poste qu’elle avait abandonné en 2018 après la défaite de son parti aux municipales. (CT /UDN)

Kuomindang

Le Kuomintang doit toujours faire face aux débats autour du referendum de destitution de Han Kuo-yu, le maire de Kaoshiung. Le 18 mai 2020, ce dernier s’est excusé auprès des habitants de la ville de son congé de 3 mois qu’il a pris pour participer à l’élection présidentielle. (CT) Des youtubeurs sous le nom de Minzheng yanshun (民正言順) ont interviewé des jeunes étudiants sur la situation à Kaoshiung pour savoir quels étaient leur avis sur la destitution possible de Han Kuo-yu, les réponses sont nombreuses et toutes différentes. (CT / Youtube) Le 19 mai une conseillère municipale du Kuomintang, Chen Jo-tsui (陳若翠) a critiqué ouvertement l’opposition, les accusant, ainsi que l’ancien maire Chen Ju, de corruption. (CT) Enfin, quelques chiffres pour clore ce sujet : la commission  électorale a établi la liste électorale, 2,3 millions de personnes sont appelés à se prononcer, et le nombre de voix nécessaires pour que le vote pour la destitution soit pris en compte est de 575 091 au minimum. (CT)

Le second souci que rencontre le Kuomintang concerne les biens du parti et le « comité de règlement des biens mal-acquis par les partis » (不當黨產處理委員會). Cette dernière a subi une résistance de la part du Kuomintang lors du contrôle des biens et terrains que possède le « centre de recherche pour la mise en œuvre de la révolution » (革命實踐研究院). (UDN / CT)

A retenir

Le comité de règlement des biens mal-acquis par les partis est un comité qui a été mis en place durant l’été 2016 dans le cadre de la justice transitionnelle à Taïwan. Il doit enquêter sur les biens que possèdent les partis politiques existant avant la levée de la loi martiale, le 15 juin 1987 et évaluer lesquels sont mal-acquis et exproprier le parti de ceux-ci. Le Kuomintang s’est insurgé contre la création de ce comité, considérant que son action et la loi dont il en découle sont politiques.

À Taichung, le responsable du parti a fait part de sa confiance pour répondre aux exigences du président du parti en terme de rajeunissement, de digitalisation et de contact plus étroit avec le terrain, en présentant notamment plusieurs jeunes politiques qui sont la relève du parti dans la région. (CT)

Politique

Les obsèques de Liu Ping-wei, president de l’assemblée provincial de Taïwan entre 1994-1998, décédé le 21 avril 2020 d’un cancer, ont eu lieu le 18 mai 2020 à New Taipei City. Étaient présents notamment le député président du Yuan législatif Yu Shyi-kun (游錫堃), le président du Kuomintang Johnny Chiang, l’ancien Vice-président Wu Den-yih (吳敦義), le maire de New Taipei City Hou You-yi (侯友宜), le président de l’assemblée provinciale de Taïwan Kao Yu-jen (高育仁) et le businessman PDG et fondateur de Foxconn Terry Gou (郭台銘). (CT / UDN)

See Also

A retenir

Le système politique Taïwanais est très récent et a été réformé au travers du temps. Lorsque Chiang Kaï-shek et les nationalistes se sont repliés sur Taïwan, Chiang avait pour projet la reconquête du continent. Ainsi le Yuan législatif était censé représenter toute la Chine, et les députés devaient provenir de chacune des régions chinoises, dont Taïwan. Pour les affaires intérieures à l’île, une assemblée provinciale a été mise en place, puis supprimée lors de la démocratisation de l’île.

Le nouveau parti du peuple, parti du maire de Taipei, a organisé une conférence de presse le 19 mai 2020 pour exhorter le gouvernement à prendre immédiatement des décisions pour la reprise d’après-crise. (UDN) Le parti du nouveau pouvoir a quant à lui organisé deux nouvelles conférences de presse pour étayer leurs propositions. Le 19 mai ils demandaient à Tsai Ing-wen de tenir ses promesses du premier mandat et mettre en œuvre les réformes du système judiciaire. (UDN) Le 22 mai ils développaient leurs propositions concernant les lois sur la peine capitale. (CT)

Le parti démocrate progressiste connaît lui-aussi un rajeunissement de ses élites après l’intronisation de Tsai Ing-wen, dont la prise de poste de Enoch Wu (吳怡農) en tant que vice-directeur du think tank du parti intitulé « New Frontier Foundation » (新境界文教基金會). (UDN / CT)

A retenir

Enoch Wu (吳怡農) est un jeune homme politique, partisan du parti démocrate progressiste. Fils de Wu Nai-Teh (吳乃德), chercheur à l’Academica Sinica. Il s’est fait connaître en s’opposant à Chiang Wan-an (蔣萬安) lors des élections législatives qu’il perdit.

Economie

Selon les statistiques nationales, la taxe d’habitation a diminué en 10 ans de 98%. Cela est dû à la législation prise en 2012 concernant cet impôt. (CT) Le ministre de la santé,Chen Shih-chung (陳時中), a déclaré lors d’une conférence de presse souhaiter l’augmentation du prix de la couverte médicale universelle. Or cette augmentation semble susciter un rejet massif de la population. (CT)

Un député de la majorité, Su Chen-ching (蘇震清), s’est insurgé lors d’une session de la commission économique du Yuan législatif du prix de revente bien supérieur au prix d’achat des biens de consommation. Il prit l’exemple d’une grappe de banane revendue 150 Taiwan Dollar alors que le producteur n’en obtient que 20. Il demande à ce qu’une enquête soit faite auprès de la commission sur l’agriculture. (CT) Enfin, la « loi sur la retraite des agriculteurs » est passée en troisième lecture. Les agriculteurs pourront s’inscrire à cette retraite auprès de l’État, et obtenir une rente les 65 ans atteint. Celle-ci est fixée à 23 800 Taïwan Dollar. (UDN)

À Kaoshiung, le gouvernement local fait état d’une dette de la ville de 332 milliards, critique la gestion calamiteuse économique du parti démocrate progressiste des vingt dernières années et exhorte le gouvernement central à revoir ses projets budgétaires. (UDN) De même à Taichung, la question budgétaire a été discutée : un conseiller municipal s’inquiétait de voir une dette si importante. Le responsable économique de la municipalité se voulait rassurant, expliquant que la dette était de l’investissement et qu’elle servait au développement économique de la ville. (CT)

Société

Les bars et autres entreprises nocturnes ont fait cette semaine pression, notamment à Taipei. Pour pouvoir rouvrir et reprendre leur activité. Ils devaient instruire leur dossier auprès du gouvernement qui les étudient au cas par cas, 60% des établissements concernés de la ville ayant fait cette demande en début de semaine. (UDN) Le maire de la ville s’est prononcé pour le 19 mai 2020, considérant que si les KTV (ou Karaoké) avaient repris, les autres entreprises le pouvaient aussi. Il demandait alors de ne pas faire de « discrimination morale ». (CT) Ce sujet est aussi discuté à New Taipei City (CT) comme à Taichung où toute entreprise de ce type pourra reprendre dès le 1er juin. (CT)

Des députées ont visité l’ancienne prison de la ville de Chiayi dans le sud de Taïwan. Cette prison est inscrite au patrimoine nationale et est actuellement en rénovation pour devenir le « musée des prisons politiques » (獄政博物館). Il est aujourd’hui déjà visité, mais l’ouverture est restreinte. (CT)

Le 20 mai, ou 520, était aussi la fête des amoureux. 6 007 couples ont enregistré leur mariage ce jour-là, plus du sixième ayant été effectué à New Taipei City. (CT)

Enfin, l’humoriste Brian Tseng (曾博恩) a tourné en dérision la chanson « CHINA » de la célébrité Fanny (劉樂妍), qui avait fait scandale non seulement pour son sens pro-Pékin, mais aussi pour sa mauvaise qualité musicale (Youtube). Il a repris exactement la même chanson en changeant toutes les paroles pour les coller à « TAIWAN ». (UDN / Youtube) .

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