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Projecteur n°2 – semaine du 25 mai

Projecteur n°2 – semaine du 25 mai

Projecteur sur Taiwan

Par Corentin Ludwig

“Projecteur sur Taiwan”, où le projecteur est une veille hebdomadaire réalisée par Corentin Ludwig, qui nous donne l’autorisation de publier son travail dans nos colonnes. Le “projecteur” est dédiée à l’actualité taïwanaise : tant les relations inter-détroit, l’économie que la politique intérieur. C’est donc avec plaisir que nous vous proposons cette revue de presse, et vous souhaitons une bonne lecture !

Avant propos

Un nouveau journal a été rajouté dans cette revue de presse : le Liberty Times (自由時報). Journal créé en 1980, celui-ci est considéré comme un média proche du pan vert.

 

Hong Kong

La question de Hong Kong a fait les gros titres des journaux taïwanais, le sujet ayant été l’un des plus importants dans la sphère politique taïwanaise. Le ministère de l’intérieur a déclaré que la promesse de la Chine d’ « un pays, deux systèmes » vole en éclat (LT), alors que la présidente annonce réfléchir à ne plus utiliser, en partie ou dans sa totalité, la loi régissant sur les relations avec Hong Kong et Macao (LT). Cette dernière déclaration a inquiété les partis de l’opposition sur le risque pour les Hongkongais qui demandent ou ont obtenu l’asile (UDN / LT), tout comme pour les taïwanais résidant là-bas qui risquent d’être inculpé par Pékin (LT). De même, des associations comme la « ligue taïwanaise pour les droits de l’homme » (台灣人權促進會), font part de leur inquiétude suite à la fin annoncée de la semi-autonomie de Hong Kong (UDN). Certains chercheurs pensent que Hong Kong doit être une préoccupation du pays. Le chercheur de l’université de Tamkang, Huang Jiezheng (黃介正) souligne qu’« il [Hong Kong] n’est pas extérieur à la République de Chine » (香港不是中華民國主權之外的地方) (LT). Le gouvernement se veut rassurant : il n’est pas question d’abandonner Hong Kong (UDN / LT).

Le Kuomitang, comme d’autres partis politiques la semaine précédente, propose d’amender l’article 18 de cette loi pour garantir la protection qu’offre Taïwan aux Hongkongais demandant l’asile (LT / CT), et fait appel à une union trans-partisane sur le sujet (CT).

Cela a aussi été le moment pour poser la question du droit d’asile. Des citoyens se sont réunis pour demander à ce que le système d’asile soit revu pour pouvoir répondre aux risques politiques pour les Hongkongais qui s’opposent à Pékin (LT / CT). Depuis le début des manifestations de juin 2019, sur 200 Hongkongais qui en ont fait la demande, seul une vingtaine, soit 10%, ont obtenu la protection de l’État taïwanais (LT).

Une réforme de la loi immigration est cependant balayée par la présidente qui explique que la loi actuelle est déjà assez élargie pour pouvoir aider les Hongkongais demandant de l’aide (CT). Cependant, le lendemain, le 27 mai 2020, le gouvernement a ouvert un groupe de travail (港人道援助行動專案) au sein du ministère des affaires continentales (陸委會) pour obtenir des recommandations sur la démarche à suivre. (CT)

En fin de semaine, le sujet reste encore largement discutée : le Kuomintang soutient la particularité démocratique de Hong Kong, et appelle le gouvernement taïwanais à agir (CT / LT). Le parlement à l’unanimité – c’est rare pour être souligné – dénonce la loi prise par Pékin qui rompt avec ce qui avait été conclu et promis lors de la rétrocession (CT / LT). D’un point de vue économique, le parlement s’est interrogé sur la possibilité pour Taïwan de récupérer le rôle de centre financier dont jouissait jusqu’à présent Hong Kong, certains appelant à faire des réformes pour être plus compétitif. Le ministre de l’économie rejette cette proposition tout en signalant que la bourse était des plus stables (UDN).

Relations internationales et inter-détroit

Avec la réunion de l’Assemblée Nationale Populaire du côté de Pékin, les relations entre Taïwan et la République populaire de Chine restent un sujet majeur d’actualité. Le consensus de 1992, qui n’avait pas été évoqué  la semaine dernière à l’ouverture de la réunion plénière par le premier ministre Li Keqiang (李克强), a été évoqué à l’assemblée, réitérant du côté de Pékin sa volonté de « ré-unifier » Taïwan selon les principes d’une seule Chine et de « un pays, deux systèmes » (一國兩制) et ainsi de s’opposer aux envies indépendantistes de l’île (台獨) (LT). Li Keqing a toutefois rappelé ce concensus le 28 mai 2020 à la fermeture de la réunion plénière (LT). Il faut aussi rappeler que, dans cet esprit, des représentants de la « province de Taïwan » sont aussi présents à cette assemblée. Ils sont 13 mais un seul d’entre eux est réellement né à Taïwan, les autres seraient des taïwanais nés et ayant évolué sur le « continent ». Ce groupe est évidemment un soutien des autorités de Pékin, ils parlent du continent-mère patrie (祖國大陸) et s’oppose à l’indépendance de Taïwan (LT).

A retenir

Les dénominations sont extrêmement importantes et portent toutes des connotations. Alors que le mot Chine est une traduction de « Zhongguo » (中國), il peut à la fois désigner la République de Chine comme la République populaire de Chine. Aujourd’hui à Taïwan, un individu qui parle de « Zhongguo » considère les deux parties comme indépendantes l’une de l’autre. Utiliser le terme de « continent » (大陸) signifie au contraire qu’on considère les deux comme un tout et même pays. On peut entendre aussi l’expression « Chine communiste » (中共) employée par le Kuomintang.

Militairement, Pékin n’a pas abandonné l’ambition de récupérer Taïwan, par la force s’il le faut. Un des objectifs fixés dans les simulations seraient l’attaque d’une centrale nucléaire. Ce sujet a entraîné l’interrogation du Conseil sur l’énergie atomique du gouvernement (政院原子能委會) par le député de la majorité Huang Kuo-shu (黃國書) s’inquiétant d’un possible catastrophe équivalente à celle de Fukushima en 2011. Celui-ci a répondu que tous les risques ont été évalués en conséquence et avec les autorités compétentes (militaire, policière, etc…) (LT). Le ministre des affaires étrangères, Joseph Wu, a donné une interview à la chaîne américaine Fox News dans laquelle il signifie son inquiétude sur Taïwan. Elle serait la prochaine cible de Pékin, qui profite de la situation mondiale pour avancer ses pions (CT). D’autre part, le 25 mai, le ministère chinois de la défense, au travers de son porte-parole, s’est offusqué de la vente récente de matériel militaire des États-Unis à Taïwan (LT). Enfin la présidente Tsai Ing-wen s’est rendu auprès des armées où elle leur a rendu hommage pour leur service à la nation et a intronisé Wellington Koo (顧立雄) en tant que Secrétaire général du Conseil national pour la sécurité (國家安全會議) (UDN / LT) et a développé ses propositions pour améliorer l’armée et notamment le rendre attractif auprès de la jeunesse (CT).

Face à Pékin, Taïwan s’arme. Le ministère des affaires continentales a annoncé renforcer la défense de l’information pour faire face à la guerre propagandiste mise en œuvre par la Chine (LT). De même, le gouvernement va renforcer le contrôle de ses frontières après une augmentation de l’immigration illégale de 72% l’an passé par rapport à l’année d’avant (LT).

Enfin, sur la scène internationale, alors que les soutiens de Taïwan pour son entrée à l’OMS ont augmenté, Pékin accuse le gouvernement taïwanais de mentir et minorer ses cas. Le ministre de la santé, Chen Shih-chung (陳時中), interrogé sur ces allégations, a ironisé sur le rapprochement entre la République populaire de Chine et l’OMS (LT). Le 26 mai, le président du Honduras, Juan Orlando Hernández, a félicité Tsai Ing-wen pour sa réélection (LT). Au Brésil, le député Paulo Eduardo Martins a révélé sur Twitter avec le hastag #vivataiwan une lettre envoyée par l’ambassade de Chine qui incitait fortement à garder le silence sur l’élection de Tsai Ing-wen. Il s’en est offusqué tout en félicitant la présidente pour sa réélection (LT). Cela entraîné une vague importante de tweets au Brésil, à laquelle Tsai a répondu en les remerciant (LT) avec le hashtag #vivabrazil.

Politique

Le premier sujet politique centrale de la semaine passée est sans aucun doute le referendum de destitution de Han Kuo-yu qui continue de faire couler beaucoup d’encre. Alors que Taïwan a été touché par de fortes plus le week-end dernier, la majorité politique du conseil municipale s’est indigné lundi 25 mai de l’usage d’anciennes images d’inondations par leurs opposants. Ils critiquent cet usage de désinformation dans un objectif électoral (CT / LT). D’autre part, le groupe Wecare à l’origine du referendum de destitution a utilisé un logo gouvernemental du ministère de la justice dans l’un de ses tracts (UDN / CT). Bien qu’il se soit par la suite excusé (LT), le Kuomintang a demandé au ministre concerné de faire le nécessaire pour faire respecter la loi et sanctionner les individus, ce qu’il s’est refusé de faire, considérant qu’il n’y avait rien de grave et que le groupe s’est déjà excusé (CT / LT).

Mardi 26 mai, le Kuomintang a organisé une conférence de presse pour critiquer un « système étatique contre Han Kuo-yu ». Ils dénoncent notamment le refus de poursuivre en justice le groupe Wecare, les réductions exceptionnelles du TGV lors de la période de vote que le DPP a lui-même relayé (LT) et le décalage des examens pour les étudiants (CT). Dans ce contexte, le Kuomintang a annulé son bureau politique pour mettre toutes leurs forces dans la défense de leur ancien candidat à la présidentielle (LT). Des députés du DPP ont quant à eux évoqué leur volonté de proposer une loi pour que les partis politiques puissent financer les groupes de destitution. Le gouvernement a annoncé étudier la question alors que le Kuomintang s’est offusqué et refuse catégoriquement une loi dans ce sens (UDN / CT / LT). Enfin, les sondages sur le referendum sont interdits à partir du 27 mai 2020 à minuit (LT).

Un autre sujet politique de la semaine concerne le député de Hualien Fu Kun-chi (傅崐萁). Réélu député sans étiquette en janvier dernier (il l’avait été entre 2002 et 2009 avant de devenir président du comté de Hualien jusqu’en 2018 suite à des déboires judiciaires), il a été jugé pour spéculation illégale à deux ans et dix mois de prison ferme et a intégré la prison de Hualien le jour-même, le 25 mai 2020 (LT / UDN / CT). Cela a entraîné des questionnements à l’assemblée sur son siège de député, s’il fallait le remettre en jeu ou non, les règlements de l’assemblée n’étant pas claires sur le sujet et nécessite selon des députés DPP une révision (UDN). D’autre part, l’équipe de Fu Kun-chi ont annoncé sa volonté de pouvoir continuer son rôle de député en « télé-travail » (視訊質詢), ce qui est possible en prison taïwanaise. Cela a entraîné des critiques au sein de la classe politique (CT / LT).

La loi sur le comité de la justice transitionnelle a été acceptée au parlement le 26 mai 2020, élisant à la tête de ce comité Cui Yang (楊翠). Les députés du DPP s’étaient réunis très tôt pour éviter que le Kuomintang n’empêche ce vote. Sur 113 députés, le comité a été élu à 72 voix et 0 vote contre, les députés du Kuominang ayant préféré ne pas participer au vote. Ces derniers critiques fortement le choix de Cui Yang, celle-ci étant une fille de victime des événements du 28 février 1947. (LT / CT /UDN). D’autres part, des députés verts réfléchissent à révisé la loi sur la justice transitionnelle après que le Kuomintang a refusé de coopérer sur les biens du « centre de recherche pour la mise en œuvre de la révolution » en étendant la question des biens mal acquis à toute organisation qui aurait pu recevoir des financements du gouvernement. (LT)

Niveau étatique, le Yuan d’examination, dont le rôle est d’accréditer les fonctionnaires a été nommé. Son président est Jong-Tsun Huang (黃榮村), ancien ministre de l’éducation entre 2002 et 2004 (LT). Fait notable, 45% du conseil de ce Yuan sont des femmes (CT). Dans le gouvernement, le peu de femmes suscite la désapprobation du Kuomitang qui considère que Tsai Ing-wen n’a pas tenu sa promesse de 2016 sur l’égalité homme-femme (UDN / CT). De plus, des députés de différents partis politiques exhortent la présidente à ce que le Yuan de contrôle contienne au moins un tiers de femme (UDN).

Le DPP a élu les présidents des comités locaux dont les résultats ont été annoncé lundi 25 mai. À noter la victoire de Chao Tien-lin (趙天麟) à Kaoshiung. Cela dénote de la victoire de la tendance de Lin Kunhai (林崑海), PDG de la chaîne de télévision Sanlih, sur celle de Chen Ju (陳菊), ancienne maire de la ville. Les membres du bureau politique seront élus au mois de juillet (LT / CT).

Le Kuomintang quant à lui continue ses réformes internes. Le 26 mai le président du parti Johnny Jiang a annoncé la création d’une application dans le cadre de sa digitalisation. Cette application aurait pour but de faciliter l’action politique des membres du parti : dons et frais d’inscription directement sur l’application, retour sur l’actualité, remontée d’informations, etc. Un budget de 2,7 millions de Taïwan Dollar a été débloqué pour son développement, la première version bêta étant prévu avant la fin juillet. (CT) Le second projet concerne le rajeunissement de ses élites. Le « centre de recherche pour la mise en œuvre de la révolution », institution interne au parti dont le but est de former son élite politique et la jeunesse, a annoncé le 29 mai 2020, par la voix de son directeur avoir atteint en 1 mois et demi l’objectif qu’il s’était fixé de lever 10 millions de Taïwan dollar pour le centre. Il remercie tous les dons, petits comme grands, et souligne la capacité du Kuomintang d’obtenir des soutiens financiers qui ne proviennent pas de l’État (CT). Le même jour a été annoncé le retour du camp de formation de la jeunesse du centre de recherche qui permet à une dizaine de jeunes de recevoir un mois de formation politique en juillet. Le président du parti, Johnny Chiang, a participé à la conférence de presse et fait le point sur les membres du parti. Bien que seul 9 122 membres à jour de leur cotisation sont de jeunes de moins de 40 ans, soit seulement 3,16% des membres, parmi les 4 902 nouvelles adhésions depuis sa présidence, 2 242 ont moins de 40 ans soit 45,74%. (CT)

Faits divers en politique : l’ancien photographe de la maire de Kaoshiung, Chen Ju, a été jugé coupable de vol et a écopé de 10 mois de prison. Possédant les clés du bureau du maire, il était rentré dans le bureau à plusieurs reprise tard le soir. Il a été repéré par le secrétaire de la mairie. Il reconnu sa culpabilité mais dit ne plus se souvenir de ce qu’il a volé. Il aurait volé des outils de communication, des objets commémoratifs et du matériel, pour une valeur économique peu élevée (CT).

See Also

Economie

Lundi, le chef du gouvernement a annoncé que Taïwan revivrai « comme avant » à partir du 7 juin si aucun nouveau cas autochtone de coronavirus n’est enregistré pour la quatrième « quatorzaine ». (CT / LT) Un plan de relance est en train d’être confectionné. Il devait être dévoilé lors d’un conférence de presse le 7 juin (CT) pour une application en juillet mais certains députés de la majorité appelle à aller plus vite et à tout mettre en place dès le mois de juin (CT). Le Kuomintang critique déjà ce plan sur quatre points : « trop lent, trop complexe, trop peu et trop faible » (CT). De plus, l’échelon local n’attend plus pour prendre des décisions. Le compté de Yunlin a annoncé le 27 mai lever toutes les restrictions dès le 1er juin (CT) tout comme le comté de Miaoli qui lève les restrictions dès le 30 mai. (CT) À Kaoshiung, le maire de la ville, Han Kuo-yu a annoncé le 26 mai un plan de relance pour la consommation de 50 millions de Taïwan Dollar (soit 1,5 millions d’euros). Le DPP a vite critiqué ce plan, considérant que c’est électoraliste car les premiers à obtenir une aide, s’ils s’inscrivent dès le premier jour le 1er juin, ne recevrons l’argent qu’une semaine plus tard, soit après le referendum (LT). Le Kuomintang lui y voit une réussite là où le gouvernement n’est pas capable de prendre vite des décisions de relance (LT).

En agriculture, le gouvernement du comté de Yunlin a invité des chercheurs pour un séminaire dans lequel était étudié le futur de l’agriculture. Écologie, circuit court, mais aussi technique ont été discuté lors de ce séminaire (LT).

Le 28 mai 2019, le chef du gouvernement a présenté un plan destiné à répondre aux problèmes de chômage, notamment chez les jeunes diplômés (CT). Le lendemain, c’est le gouvernement de la ville de New Taipei City qui propose son plan destiné à cette jeunesse (CT). Pour rappel, le chômage est d’environ 4% à Taïwan, et monte à 11% pour les jeunes de 20 à 24 ans.

Le ministre de la santé a invité les taïwanais à voyager… dans le pays. Alors que celui-ci était en voyage touristique dans l’extrême sud du pays à Kenting pour inciter à la consommation et au tourisme, d’autres maires de ville comme Taïnan l’ont invité dans leur ville pour promouvoir le tourisme (UDN). D’autres part, certains grands magasins retrouvent leur clientèle dans étage dédiés à la restauration (UDN).

Autochtones

Le conseil des personnes autochtones (原民會) a annoncé investir plus de 57 millions de Taïwan Dollar dans la protection et promotion des langues autochtones, chacune des langues pourra donc en obtenir environ 3 millions (LT). Suite à la loi de 2017 élevant les langues autochtones au rang de langues nationales, le Yuan d’examination a annoncé qu’à partir du 1er janvier 2021 les candidats pourront s’inscrire avec leur langue maternelle (LT). La question des langues autochtones reste un sujet difficile pour ces individus qui subissent encore des discriminations. Il faut rappeler que les noms autochtones en lettres romaines n’étaient pas possible sur les papiers d’identités avant 2017 et qu’encore aujourd’hui les autochtones souffrent de critiques à l’usage de leur véritable nom contre un nom écrit en caractère chinois. En atteste la lettre anonyme qu’a reçu la présidence qui conseillait à la porte-parole de porter son nom en chinois (LT).

A retenir

Les autochtones ou aborigènes de Taïwan ou « yuanzhumin » (原住民) sont les peuples considérés comme étant les premiers habitants de Taïwan, bien avant les colonisations ayant commencé au 17ème siècle. Ils correspondent aujourd’hui à environ 2% de la population totale, et 14 groupes ethniques sont reconnus officiellement aujourd’hui. Pour comprendre un peu plus en détail le sujet, nous vous recommandons en guise d’introduction la présentation du travail de Skaya Siku, docteur en arts et anthropologie visuelle de l’EHESS, post-doctorante de l’Institut d’ethnologie de l’Academia Sinica (Taïpei) sur son travail intitulé « Histoire, mémoire et identité dans le documentaire aborigène taïwanais : enquête sur trois réalisateurs de la première génération » ayant eu lieu à l’EHESS le 13 novembre 2017 et disponible ici.

Société

La ville de Kaoshiung aurait connu un retour de certains jeunes dans la ville, le nombre de jeunes de 20 à 45 ans ayant augmenté pour la première fois depuis cinq ans. Le DPP dénonce le contraire, en soutenant que le chômage des jeunes est aussi en augmentation (CT).

Enfance. Des députés ont appelé à ce que la loi sur les parcs de jeu soient respectés. Cette loi passée en 2017 exigeait que chacune de ces aires soient contrôlées et mises au norme sous 3 ans. Arrivés à terme, ces députés constatent que le compte n’y est pas, avec seulement 22% des aires respectant la loi. Ils appellent à ce que ces contrôles soient faits pour que les enfants puissent jouer, et en sécurité (LT).

La crise du logement reste encore très discutée. Des groupes citoyens demandent à ce que les logements inhabités et les fortunes immobilières soient plus durement imposées. Le gouvernement s’y refuse, en avançant notamment l’argument selon lequel le marché immobilier de Taipei et New Taipei City n’était pas représentatif du pays (CT).

Au niveau juridique, la loi condamnant l’adultère a été abolie le 28 mai 2020 (LT / CT) Dans le comté de Miaoli un débat a eu lieu sur la meilleure manière dont les animaux de compagnie devaient être traités à leur décès. Les animaux n’étant pas des déchets et la ville ayant investi dans un crématorium pour animaux en 2019, cette discussion concernait particulièrement les chats et les chiens errants (CT).

Enfin, « Taiwan foundation for Democracy » (臺灣民主基金會), une organisation non-gouvernementale, a révélé les résultats de son enquête le 26 mai 2020. À la phrase « Vous êtes fier et honoré d’être taïwanais et non chinois » (以身為台灣人,不是中國人,而感到光榮和驕傲), 52.1% ont répondu approuver totalement, 25.6% approuvent alors que 9.4% ne sont pas d’accord et 7.3% absolument pas d’accord. (LT)

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